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Du 11 au 22 novembre 2024, la 29 Conférence des Parties (COP29) s’est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan. Cette réunion internationale, rassemblant des délégations de près de 200 pays, visait à renforcer les engagements pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle, conformément à l’Accord de Paris signé lors de la COP21 en 2015. Les participants de la COP 29 incluent des gouvernements, des ONG (organisation non gouvernementales), des entreprises et des communautés locales. Chacun joue un rôle essentiel dans la formulation des politiques climatiques. Leur diversité permet d’aborder le problème sous différents angles et de proposer des solutions innovantes et inclusives.

Les différentes organisations qui se sont réunis ont abordés plusieurs thèmes :

I. La réduction des émissions de gaz à effet de serre
Malgré les engagements précédents, comme ceux de l’accord de paris, les émissions mondiales continuent d’augmenter, atteignant des niveaux encore jamais atteints en 2023. Les délégués ont appuyé sur l’importance d’accélérer le processus de réduction de gaz à effets de serre de manière à atteindre les objectifs fixés lors des rassemblements précédents. Par ailleurs, un des principaux objectifs pour les futurs COP est de rendre ces objectifs plus
ambitieux et de réduire considérablement l’émission des gaz à effet de serre. Les discussions ont particulièrement portée sur les plus gros émetteurs, en particulier les pays du G20 (ensemble de 20 pays qui comporte entre autre : l’Afrique du Sud, l’Australie, le Brésil, l’Allemagne…), responsables de près de 80 % des émissions mondiales. Les délégués ont insisté sur l’importance d’un calendrier en ce qui concerne l’abandon du charbon et des autres
combustibles fossiles bien que certains pays soient contre à cause de leurs dépendances à ces combustibles.

II. Le financement climatique
Un autre des points importants abordé durant ce rassemblement est l’adoption d’un objectif mondial de financement, prévoyant de tripler les investissements climatiques pour atteindre 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. Ce fonds est destiné à soutenir les pays en développement dans leurs efforts d’adaptation (l’objectif de l’adaptation climatique est de mettre en place des solutions à court, moyen et long termes en adaptant nos comportements de manière à faire baisser la production de GES). Cependant, certains experts et pays vulnérables estiment que ce montant reste en dessous des besoins réels (500 -1 300 milliards de dollars/an).

III. Les fonds pour les pertes et dommages
La mise en œuvre du Fonds pour les pertes et dommages, adoptée lors de la COP27 en 2022, a été de nouveau abordée lors du rassemblement de cette année. Des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2022 concernant ce projet. En effet, lors de la COP 27, les promesses de dons s’élevaient à environ 230 millions de dollars américains, ce montant avait déjà grandement augmenté suite à la COP 28 puisque les promesses de dons s’élevaient à environ 385 millions dès le premier jour de la COP. Ce sont des progrès clairs qui ont été réalisés mais ils ne sont pas suffisant. Les experts ont estimés qu’il était nécessaire de réunir un minimum de 100 milliards de dollars par ans d’ici 2030. Les discussions concernant ce point sont d’une importance capitale puisqu’elles permettent au pays en difficulté (particulièrement les pays en développement), d’avoir la possibilité de reconstruire ce qui a été détruit suite à une catastrophe naturelle (cyclone, tsunami, tempête etc…) évitant ainsi des vagues d’arrivée de réfugiés climatiques dans le monde.

Bilan de la COP 29
Un bilan mitigé : malgré des avancées significatives sur le financement climatique, la COP29 a montré un manque d’ambition en matière de réduction des émissions et d’engagements pour éliminer les énergies fossiles. Perspectives pour l’avenir ? La COP30, prévue à Belém au Brésil en 2025, devra combler les lacunes laissées par la COP29. Les
priorités incluent : l’accélération de la transition énergétique, le renforcement des engagements nationaux et l’adoption de mesures contraignantes pour réduire les émissions. Une mobilisation citoyenne est essentielle ! Au-delà des discussions gouvernementales, la participation des citoyens, des entreprises et des ONG reste un rouage essentiel pour
influencer les politiques climatiques. La COP29 a réaffirmé que la lutte contre le changement climatique exige une coopération internationale. Si des progrès ont été réalisés, les défis restent immenses.

Sources: https://climat.be/politique-climatique/internationale/conferences-climatiques/2024-cop29-bakou https://unfccc.int/fr/cop29/a-propos-de-la-cop-29
Article rédigé par Elise LE CARDINAL & Salomé TYMINSKI




